La mythique ville sur l'eau

 

Avec un minimum de curiosité et d'humilité, on peut tout apprécier, même le pire et le plus étrange

 

les gondoles sont rares...
les gondoles sont rares...

Aaaah Venise! La ville sur l'eau, une ville d'art et d'histoire, la ville où il faut se rendre en amoureux pour y déguster un plat de spaghettis bolognaise (les mecs usant de milles stratagèmes plus farfelus les uns que les autres pour reproduire la fameuse scène de "la belle et le clochard"). Perso, je ne suis pas un artiste, encore moins un historien, et pour moi, "pâtes" riment avec "soirée-solo-étudiante". Vous me direz: quel intérêt d'aller à Venise dans ce cas? Et bien il y en a plein!!!

Pizza power !
Pizza power !

Ce voyage est un peu différent des autres car fait en famille. A huit qui plus est, histoire de se déplacer discrètement...

 

Récapitualtif des effectifs: mes parents, mon frère, mon oncle, ma tante, nos cousines et moi (of course).

 

Qu'ils soient faits en famille ou entre amis, les voyages à plusieurs, réduisent forcément les contacts directs avec la population. Lorsqu'il y a un problème, il y a toujours un membre du groupe qui a une solution (et plus on est nombreux, plus c'est vrai).

 

Bon après, à Venise, tout est fait pour qu'un seul mot soit vraiment essentiel: Pizza!!

 

chéri, je crois qu'on a sonné!
chéri, je crois qu'on a sonné!

Le jour du départ, nous nous sommes tous retrouvés chez moi, à Toulouse (mes cousines et leurs parents habitent  à Nantes).

Nous partons le matin, faisons une longue escale à Paris (6 heures) et arrivons finalement en vue d'un aéroport pas loin de venise. Avant même de nous poser, le tableau est prometteur: collé au hublot (je me retrouve par chance côté ouest) j'ai le droit à un soleil flamboyant qui commence à décliner (il fera nuit dans environ deux heures) et qui baigne de sa lumière tout un marais verdoyant prenant pour l'occasion des teintes vertes-orangées. L'avion rase de près les étendues d'eau avant d'atterir sur une piste sortie soudainement de nulle-part.

 

En sortant de l'aéroport, nous montons dans le bus qui nous conduira à l'embarcadère d'où nous rejoindrons Venise. En regardant par la fenêtre, on peut déja remarquer que certains batiments sont construits de façon plutôt...Inhabituelle. A l'image de cette maison dont la porte d'entrée donne... Sur l'eau!

 

Nous arrivons à la gare routière (et à la fois gare maritime), et là, nous embarquons à bord de ces bateaux-bus qui circulent partout dans les rues (enfin les canaux, va falloir que je m'y fasse) de la ville. La première ballade est envoûtante;  derrière nous, le soleil se couche sur l'eau, embrasant la mer que les ruelles de Venise engoutissent petit à petit. Nous voguons sur le Grand Canal, principale voie d'eau qui traverse Venise de part en part. Nous passons sous le pont Rialto, l'un des plus imposants et des plus beaux de la ville, bariollé des couleurs naturelles offertes par le soleil mourrant.

Les terrasses au bord des flots défilent sous nos yeux émerveillés par l'originalité de cette ville, les chandelles commencent à s'allumer sur les tables des restaurants et les amoureux prennent place comme pour répéter une tradition nuptiale perpetrée depuis la nuit des temps...

 

Nous débarquons finalement le long d'une rue qui commence à s'animer et à s'illuminer. Nous sommes rapidement rejoins par Sébastian, l'homme qui nous loue l'appartement dans lequel nous résiderons tout le séjour. Quelques rues plus loin, nous arrivons au pied d'un batiment de trois étages en bas duquel se trouve un petit embarcadère. L'endroit est très tranquille. Nous grimpons des escaliers complètement défoncés et quelque peu glissants. Nous découvrons un appartement spacieux, étalé sur tout l'étage, au plancher à l'image des eaux que l'on peut trouver en bas de l'immeuble: il fait des vagues!!!

 

Une fois installés, nous sortons, affamés, et retrouvons nos vieux instincts primitifs. Nous partons en quête de nourriture! Avant même de partir de Toulouse, j'avais prévenu: on mangera des pizzas tout les jours!!

 

Nous nous arrêtons donc devant l'une des innombrables pizzerias que compte Venise (ce sont leurs kebabs à eux) et nous commandons.

Au début j'était déçu de voir que les pizzas proposées était toutes très simples. Point ici de pizza monumentale aux mille et un ingrédients (sauf sur Burano). La plupart ne comptaient que deux voire trois ingrédients... et un litre d'huile par part!! J'avais jamais gouté de pizza aussi grasse... Ni aussi bonne!! Mmmh quel délice! Bon OK c'est super gras, mais franchement on s'en fout, c'est trop bon. Une fois gavés, nous partons faire un tour.

 

Les ruelles de Venise sont toutes très étroites et les batiments sont collés les uns aux autres, ce qui donne l'impression d'avoir un toit aux dessus de nos têtes car les rues sont, de fait, très peu ouvertes au ciel.

Cependant, la nuit, tout est illuminé. Les restaurants, les boutiques de souvenirs et de masques vénitiens, les monuments, les ponts... Tout est éclairé!

 

L'ambiance qui règne ici est, vous vous en doutez, en grande partie dûe au fait d'être entouré d'eau. A chaque tournant, vous pouvez aussi bien trouver une autre rue que vous retrouver dans l'eau. En fait, ce n'est pas vraiment de voir des bateaux partout qui surprend, c'est plutôt l'abscence totale de voitures et de coups de klaxons. Il est vrai qu'il y a très peu de grosses villes où ces bruits de chauffeurs impatients ou de chauffards en colère ne résonnent pas. Ici, tout est calme, les canaux de navigations étant étroits également, on ne voit pas de "fous du gouvernail".

il y en a des mieux à l'intérieur mais les photos sont interdites :(
il y en a des mieux à l'intérieur mais les photos sont interdites :(

Se ballader dans Venise donne une étrange (mais non moins jouissive) impression d'être dans un labyrinthe. Le grand nombre de rues, leur étroistesse et leur style architectural qui donne cette illusion de renfermé procure le bonheur de se perdre dans ce dédale qui débouche régulièrement sur des petites places, qui finiront d'ailleurs par servir de point de repère pour s'orienter dans Venise.

 

Ces places sont aux antipodes des petites ruelles qui y mènent pour une seule raison: contrairement à ces dernières, elles baignent dans la lumière, alors que lorsque vous vous retrouvez entre deux batiments vous êtes plongé dans l'ombre, du fait de la hauteur des édifices. Imaginez-vous sortir d'un étroit canyon un jour de soleil, et bien arriver sur une place à Venise fait un peu le même effet.

 

La différence, cependant, avec un labyrinthe classique, c'est qu'à Venise, il y a des boutiques tous les mètres. Et je ne parle pas des maisons de la presse où l'on vend des cartes postales. Ici, toutes (ou presque) les boutiques de souvenirs vendent des masques vénitiens.

 

Ces masques sont tous fait à la main et sont finement travaillé. chaque petit masque représente à lui seul des heures de travail et il y en a de toutes les tailles. certains sont vraiment imposants, bardé de plumes, de soie et autres accessoires. les prix peuvent varier entre 20 euros pour les modèles réduits (trop petits pour être porté) et jusqu'à 500 euros pour les modèles les plus grands (trop lourd pour être porté). Les boutiques qui appartiennent aux artisans ne dépassent généralement pas les 4m², cela étant, ils arrivent à exposer plus de 200 pièces en utilisant chaque espace libre des murs et même du plafond!! Les fabriquants de masques, eux, sont dans un coin de l'atelier-boutique, assis à un établi aussi grand que ma table de nuit (j'exagère à peine!!). Sans jeter un seul regard au flot incessant des visiteurs, il continue à fabriquer des masques. La question qui nous viens naturellement à l'esprit est: où va-t-il le ranger celui-là? Y'a plus de place nulle part! 

 

Trois repas (et donc trois pizzas) plus tard, la nuit tombe. Mes cousines et moi, ne sachant trop quoi faire, décidons de mettre à profit le temps restant sur nos tickets de bateau-bus (trajets illimités pendant 24h) pour faire Venise by night. Nous attendons le bateau sur ce qui sert d'abri-bus: un ponton couvert soumis au roulis des vagues (si si! il y en a!). Nous embarquons, et nous profitons pendant près de trois quarts d'heure des lumières de Venise se reflétant sur l'eau. nous croisons un nombre incalculable de vaporettos, ces fameux bateaux-taxi qui zigzaguent partout avec une désinvolture à la hauteur de la maîtrise de leur pilote. Nous passons par le port et la zone industrielle, nous longeons d'immenses paquebots de croisière accostés là pour la nuit et des yachts privés pas beaucoup plus petit.

Nous aperçevons également les lumières des îles de Burano et Murano, que nous irons visiter dans la semaine.

 

En reposant le pied sur la terre ferme (si on peut dire ça ici), je remarque tous les petits revendeurs de babioles inutiles et de masques de mauvaise facture qui se trinballent avec leurs carioles recouvertes d'une montagne de bibelot de toutes les couleurs. Il y en a vraiment beaucoup.

 

l'ile de Murano
l'ile de Murano

Nous décidons de passer la journée sur les iles de Murano et de Burano, situées juste en face de Venise.

 

Nous partons le matin, via les bateaux-bus qui relient en cinq minutes ces petits cailloux posés sur l'eau. Nous commençons par Murano. Cette île est célèbre pour ses fabriques de verre. D'ailleurs, à peine débarquons-nous, que nous nous retrouvons entrainé par un guide dans une des souffleries située (comme par hasard) juste en face du débarquadaire.

 

Nous arrivons donc, avec les autres touristes, dans un atelier rustique où nous attend un vieux monsieur à l'allure un peu bourrue mais au sourire qui met de bonne humeur. Il commence alors à fabriquer un vase très sommaire en nous expliquant chaque étape (en italien bien sûr). Bien que mon italien se résume à trois mots (pizza, mafia et ciao), j'ai le sentiment de comprendre les explications de cet homme absorbé dans sa présentation avec une passion évidente. Finalement, lorsque les gestes sont ajoutés à la parole, la compréhension de quelques mots suffit pour saisir le sens de la phrase. Le souffleur de Murano continua sa démonstration, soufflant, tournant, chauffant, sculptant, découpant, re-soufflant, re-tournant... Inlassablement, jusqu'à obtenir un résultat satisfaisant (pour une démonstration).

 

Une fois le vase terminé, nous quittons l'atelier avec notre guide (sorti d'on ne sait où), non sans laisser une petite pièce dans la panière en osier de l'artisan posée dans l'atelier de ce dernier, assaillit de questions par les personnes parlant italien.

 

Nous passons (naturellement) dans la boutique de la soufflerie où les plus belles pièces encore en vente sont exposées. Tout simplement incroyable: je me serais cru dans un palais de Versaille version Tim Burton. La mise en scène, bien que simple, mettait vraiment en valeur toutes les créations des souffleurs de Murano. Les murs blancs faisaient ressortir la transparence du verre et des miroirs situés dans les angles morts des différentes salles d'expositions donnaient une impression d'infini. La particularité du verre de Murano réside dans ses couleurs. La technique d'integration de verre liquide coloré, expliquée par le guide (qui parlait anglais), donne l'illusion de fluides multicolores cristallisés en mouvement. Comme une image vaut parfois mieux qu'un long discours...

la pizza aux frites
la pizza aux frites

Nous faisons le tour de l'ile et nous embarquons pour notre prochaine destination: Burano (ils se sont pas foulé pour trouver les noms ici).

 

Comme nous arrivons à l'heure où nos ventre manifestent leur mécontentement, nous nous arrêtons dans un restaurant (inutile de vous préciser de quel type de resto il s'agit)

Toujours pris dans une folie pizzalistique incontrôlable, mon frère et moi commandons chacun une pizza un peu... Particulière. Affectionnant les pizza façon "dauphinoise" (pomme de terre et fromage entre autre), mon frangin commande la pizza "patatas fritas" pensant à des pommes de terre sautées, et se fait servir une pizza... Aux frites!!! Le voyant tiraillé entre dégoût, appréhension, hésitation, déception et curiosité, un sourire m'étire les lèvres jusqu'aux oreilles... Pas pour très longtemps.

 

Ne sachant (comme d'habitude) pas quoi choisir, j'ai opté pour une originalité de la maison: la pizza UFO. Le principe est très simple, le chef met ce qu'il veut dedans!! La serveuse m'apporte une pizza ayant littéralement la forme d'une soucoupe volante! Au début je pensait que la pizza était juste soufflée et qu'en crevant la pâte, tout allait dégonfler, et bien non. Sous la croûte brûlante, je découvre une vraie montagne d'ingrédients! De tout et n'importe quoi! Il y a là de quoi nourrir six personnes!!! Et, pour bien fignoler le tableau, le chef à forcé sur le seul truc que je ne supporte pas dans une pizza: l’artichaut, dont le goût aigre imprègne tout les autres aliments. Buon appetito !

 

L'ile de Burano
L'ile de Burano

Une fois nos ventres pleins (à part le mien, TROP plein), nous partons visiter cette île dont la réputation n'est pas faite par le verre mais par les gélatis. "Gélati" c'est le mot italien pour "glace", et c'est surtout le quatrième mot de mon vocabulaire!!! Comme l'informatique n'est pas encore assez développé pour vous faire passer les goûts et les odeurs, je ne vais pas m'éterniser là-dessus. Sachez juste que si vous êtes amateur de bonnes glaces, Burano is the place to be! You MUST go!

 

Mais plus que les glaces, se sont les maisons, qui attirent l'oeil. Pas leur architecture incroyablement banale, non, mais leurs couleurs très vives et chatoyantes semblent obéir à une seule règle d'or: surtout pas la même que le voisin!!! En effet, les habitations de Burano sont toutes peintes dans des tons très vifs et chacune d'entre elles se démarque de sa voisine. Nous nous retrouvons donc dans des villages multicolore mais jamais de mauvais goût. Ce qui est étrange c'est qu'effectivement, passer du bleu au rouge puis au jaune en passant par le vert ne jure absolument pas et crée même une harmonie certaine.

 

J'apprends qu'en fait, chaque couleur correspond à une famille. Apparement, les différentes familles s'entendent bien.

 

L'ile cimetière
L'ile cimetière

En fin d'apres-midi, nous quittons Burano, ravis de notre journée, et embarquons de nouveau sur le bateau-bus. Parmis les pontons d'arrêt désservis, il y a cette petite île entierement fortifiée qui ne laisse rien paraître de ce qu'il y a à l'intérieur. Comme le site est ouvert au public, nous décidons d'y faire une halte. Nous descendons du navire et nous entrons dans cette forteresse qui est en réalité... Un cimetière!

L'île toute entière est un immense cimetière aux allures de parc de promenade, à ceci près que les pelouses sont jonchées de pierres tombales en marbre de toutes les tailles. Aux pieds des remparts, on peut trouver des caveaux et des cryptes, où sont enterrés des familles.

 

Bien que cet endroit soit un cimetière dans sa totalité, il y règne un calme reposant et un climat apaisant. Je me met à penser que si je devais choisir un endroit pour enterrer un de mes proches, j'aimerais un endroit paisible comme celui-ci, pour que son âme puisse se reposer.

une partie du pont Rialto
une partie du pont Rialto

Aujourd'hui, c'est journée culture et patrimoine et, à Venise, même si on est pas branché art et architecture, il est difficile de rester de marbre devant des monuments tels que le palais des doges. Outre l'immensité de l'édifice, on ne peut qu'être impressionné par ses voûtes, ses murs peints qui racontent l'histoire, ses salles plus vastes les unes que les autres. Les peintures aux milles détails y sont légion et les fresques sont tellement grandes qu'on se prend vite au jeu qui consiste à chercher ou remarquer un détail d'un cm² sur une toile de deux mètres par cinq.

 

Les monuments ne manquent pas à Venise, et même si ce n'est pas votre tasse de thé, vous y trouverez toujours votre plaisir.

 

Pour ma part, je m'interresse à tout, car je pense que même si certain sujet peuvent paraître chiant dans la façon de les aborder, il en ressort toujours des connaissances qui, une fois assimilées, vous permettent d'avoir une vision plus large et plus objective du monde dans lequel nous vivons.

 

J'apprendrai entre autres la signification du ferro di prua, symbole vénitien que l'on retrouve à la proue de chaque gondole et qui servait, à l'origine, à équilibrer le bateau. La partie supérieure représente le doge, juge suprême et plus haute autorité de la ville. Le fait qu'il soit en haut en dit déja long sur son importance. Les six petites barres horizontales pointées vers l'avant, correspondent aux différents quartiers de Venise.

La barre horizontale orientée vers l'arrière représente la Giudecca, une des iles de Venise. La courbure horizontale est le grand Canal et enfin, le petit espace en forme de demi-lune entre le doge et la barre la plus haute est le pont Rialto.

Le ferro di prua d'une gondole
Le ferro di prua d'une gondole

La dernière après-midi est celle que chacun prend pour les achats de souvenirs, on a quartier libre et chacun peut rejoindre le coin qu'il préfère. En général les gens s'orientent en fonction des monuments qu'ils ont appréciés, mes cousines, mon frère et moi, nous nous repérons aux marchants de pizzas et de gélatis... c'est le dernier jour, il faut en profiter! Nous achèterons tous un masque vénitien également.

Nous nous balladons au bord de l'eau dans la lumière orangée du soleil couchant...

à l'arrière de notre vaporetto, nous quittons Venise
à l'arrière de notre vaporetto, nous quittons Venise

L'avion décolle dans la matinée, nous devons donc quitter l'appartement assez tôt. Le seul bruit est celui du clapotis des vagues contre les quais. La ville respire la quiétude ce matin. Un vaporetto dégotté la veille viens nous chercher en bas de ce qui fut "chez nous" durant toute cette semaine. Ces bateaux sont vraiment très beaux. Très simples, mais très jolis. Nous partons donc à travers les canaux. Les premiers rayons de soleil filtrent entre les batiments et rendent le départ plus... Doux. Nous avons rejoint le grand canal, notre navire prend de la vitesse et nous nous éloignons de la cité des doges. Sur notre route nous repassons au large de ces îles que nous avions visité quelques jours plus tôt. Murano, Burano et l'île-cimetière dont j'ai aujourd'hui oublié le nom défilent sous nos yeux.

 

Venise n'est maintenant plus qu'un point dans le levant, mais nous n'avons pas de regrets, nous partons heureux de ce que nous avons vus et vécus.

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Charlotte of London (lundi, 11 mars 2013 17:33)

    Je viens de finir ton article sur Venice. Absolutely Brilliant! well done you talented young man. je passe maintenant a Wales